Histoire du bâtiment

En 1856, un groupe de Jésuites s’installe dans une maison située rue Royale, dans la commune bruxelloise de Saint-Josse-ten-Noode. En 1860, un architecte construit une église gothique à l’arrière de cette maison, le Gesù. En 1937, l’église a été agrandie et une nouvelle façade moderne a été construite à la maison. Au milieu du siècle dernier, l’église a été désacralisée, et le bâtiment mis en vente. Il est resté sur le marché immobilier durant plus de trente ans et a finalement été vendu à un groupe hôtelier suisse en 2007.

Ligne du temps

    11 mai 2009:
    Début de l’occupation de l’ancien bâtiment des contributions place Morichar - l’immeuble appartient à un privé - immeuble de 7 étages, plus de 7000 mètres carrés - 120 personnes dont 54 enfants - collectif composé de familles avec enfants, de célibataires, d’artistes, de personnes défendant un projet politique (choix d’occuper des bâtiments vides pour vivre de manière communautaire et solidaire) - 18 nationalités différentes.

    19 septembre 2009:
    Expulsion de Morichar.

    21 septembre 2009:
    Début de l’occupation des bureaux au 45 rue Bélliard - occupation qui a duré trente jours.

    fin octobre 2009:
    Début de l’occupation rue de Stassart - l’immeuble appartient à la société privée Besix Real Estate Development - accord pour une occupation jusqu’au 19 janvier 2010 (convention signée entre Besix et l’ULM) - immeuble de plus de 3000 mètres carrés - anciennement occupé par la STIB.

    Avant le 7 février 2010:
    Gesù occupé par une dizaine d’artistes qui ont signé une convention d’occupation avec le propriétaire

    7 février 2010:
    début de l’occupation du Gesu - ancien monastère appartenant à des investisseurs suisses (Rosebud Real Estate) qui ont pour projet d’en faire un hôtel de luxe - cotisations: 25 euros pour les personnes sans revenus, 60 euros pour les cohabitants, 80 euros pour ceux qui ont des revenus.

    Début août 2010:
    Le festival PleinOpenAir s’invite au Gesù. Durant deux soirées, le public du festival investi l’ancien couvent pour la projection de deux films: ‘Operation Spring’ qui relate une enquête menée dès 1999 en Autriche à l’encontre de Nigériens suspectés de trafic de drogue, première utilisation des méthodes ‘spéciales’ d’investigation qui préfigurent les lois anti-terroristes dans ce pays et ‘Comme tout autre humain’ consacré à l’occupation de l’Eglise Saint-Boniface à Ixelles pour 120 personnes en attente de régularisation en 2006. Entre autres activités, un débat sur les techniques spéciales d’enquête mené par Jean-Claude Paye, sociologue et essayiste.

    25 septembre au 2 octobre 2010:
    rencontres, projections, expositions, concerts et ateliers pour enfants dans le cadre de la semaine d’action du No Border Camp. Activités organisées dans la chapelle, dans l’église, le hall d’entrée, mais aussi dans la cour intérieure.

    31 décembre 2010:
    Soirée de Nouvel An - théâtre, fanfare, dj, concert, scène libre,… - repas, bar.

    26 octobre 2011:
    Signature d’une convention d’occupation précaire devant le juge de paix entre les occupants (association de fait ‘Habitat collectif et solidaire’ représenté par Georges-Henri Beauthier et Alexis Deswaef) et Pierre Buyssens - malgré tout , difficulté d’obtenir une domiciliation.

    décembre 2011:
    Menace d’expulsion suite à un arrêté d’insalubrité pris par la Commune de Saint-Josse.

    début 2012:
    Le propriétaire a investi dans des travaux de sécurisation - sas d’accueil - blocage de certains accès - engagement de trois gardiens (ce qui ne s’est pas fait faute de moyens).

    début septembre 2013:
    Début des procédures d’expulsion.

    27 octobre 2013:
    Annonce du propriétaire de d’église, la S.A. rue Royale qu’il renonce à une expulsion pendant l’hiver suite aux promesses de Christos Doulkeridis - secrétaire d’Etat au Logement.

    31 octobre 2013:
    Arrêté de police pour atteinte à la sécurité, à la tranquillité et à la salubrité publique à la demande d’Emir Kir qui annonce l’évacuation du bâtiment - décision prise suite au rapport du Service de l’hygiène de la commune rendu le 21 octobre et du rapport du Service d’incendie et d’aide médicale urgente de la Région de Bruxelles-Capitale rendu le 14 octobre

    4 novembre 2013:
    Expulsion - 220 personnes dont 90 enfants - 200 policiers interviennent à 5h30 du matin.